Self-Love [1/3] : Mon (propre) coeur

Mon amour, mon coeur
Je n’y croyais pas, tu existes finalement
J’ai un petit coeur confiant en moi: fébril, tremblant, effrayé, mais existant.

J’existe!!
J’existe et je vois les rayons de lumière de mon existence allumés d’autres visages que j’aime. Mon amour pour eux traverse l’espace et les touche. Je me vois exister entièrement et avoir d’autres. C’est, pour moi, digne d’une magie inexplicable. Je suis!


Je n’y croyais pas, non, pas du tout.
Je me suis détesté tellement longtemps, je voulais disparaître, me cacher, mourir. Un jour, j’ai réaliser que j’ai un coeur, un vrai. Je l’ai rencontré, mon coeur. Petit, faible, fébrile. Retardé, au début, complètement inadéquat, perdu. Inutile, sombre, mort. Fermé pour ne plus ressentir.


Je l’ai consolé, mon jeune coeur, du haut de mes 21 ans. La phase de mon enfance m’a rappelé des souvenirs affreusement tristes de mon enfance. J’étais une enfant perdue, inquiète, seule et anxieuse. Je ne voyais pas de raison de vivre. Il n’y avait pas de place pour moi dans cette maison. Effrayée,
j’ai consolé cette enfant, j’ai pleuré toute ma douleur et j’ai transformé mon coeur.

C’était ensuite cette petite chose, encore un peu toute croche, mais plus fonctionelle. Je me suis vu adolescente, maladroite. Je ne me respectais pas du tout, j’en étais incapable. Ce fut douloureux et triste. Je ne comprenais pas les codes sociales. Je voulais juste aimer et pouvoir être aimer. Les gens sont si complexes, et je ne pouvais pas comprendre. Je me jugeais beaucoup, j’étais une boule d’emotion impossible à démêler. Je me détestais à la moindre occasion. J’ai cru souvent, encore, que je devais disparaître.


J’ai ensuite transformé mon coeur en quelque chose de fort. J’ai du faire le ménage de toute la maison, de tous les racoins douleureux. Je me suis rappeller de mon frère qui me faisait si mal. De mon père qui ne me permettait pas de grandir. De ma mère insensible et en colère. J’ai guéris ces blessures, une à la fois. J’ai repartie le moteur de mon coeur, mais c’était difficile. J’ai presque abandonné en chemin. Je n’avais presque plus de force. Mais j’ai continué, aveugle, parce que j’ai réaliser que c’était ma seule espoir de survivre. Le pire monstre, dans cette histoire, c’est moi. J’ai vu, dans ces murs de l’inconscience, ce petit placard sombre et terrifiant dans un coin caché de mon coeur. C’était le garde-robe pour me pendre. J’étais sous le choque de voir que la mort, l’envie réelle et poignante de mourir, était dans mon coeur. Mais c’était tellement vraie. Avec tout mon courage, beaucoup de rage et de pleures, j’ai transformé tous les murs de la maison de mon coeur.


Maintenant, mon coeur est fort, grand, complexe et beau. Il est haut comme un château et il résonne fort ses désirs. Mon coeur est remplie de pièces vibrantes qui prennent toute l’espace. Plus mon coeur vibre et moins j’ai envie de disparaître. Mon coeur vibre et il est plein d’amour. Vibrant, bruyant, grand, fort. Je peux crier sur le toit, il y a cette immense haut-parleur géant qui communique au reste de mon corps. C’est magique. Au-delà de tout ce que je croyais possible.

Dire que j’avais fermé mon coeur. Il n’est pas parfait mais il fonctionne mieux que jamais. Je vous aime.

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